Alors qu'Intel devrait lancer d'ici à la fin de l'année, ou peut être début 2008, son nouveau processeur connu sous le nom de code Penryn, le fabricant de cartes mères Asus vient de publier sa liste de compatibilité. Cette liste, consultable ici, indique quelles cartes mères seront effectivement compatibles avec le premier processeur d'Intel gravé en 45nm et quel BIOS il faudra installer. On retrouve logiquement dans la liste les cartes munies des derniers chipsets Intel P35 et G33, comme la série des P5K et P5K3, mais aussi nombre de cartes mères munies du P965, la précédente génération de chipset Intel. Ainsi les célèbres P5B d'Asus pourront fonctionner avec le prochain Penryn.
Les cartes mères à base de chipset NVIDIA nForce 6 ne sont pas oubliées, et la série des P5N profitera d'une compatibilité, via une mise à jour du BIOS, avec les Penryn. Même chose pour les Striker et Striker Extreme équipées du nForce 680i SLI. Si les cartes mères pour stations de travail, série WS, équipées d'un chipset i975X, sont annoncées comme compatibles avec le Penryn via un changement de BIOS, ce n'est pas le cas de la célèbre et culte P5W-DH Deluxe. Il faudra maintenant prendre connaissance des listes de compatibilité des concurrents d'Asus pour s'assurer que le taiwanais n'est pas le seul à offrir une prise en charge du Penryn sur ses anciennes cartes mères.
C’est la grande question qu’on ne cesse d’entendre ! Ubuntu peut-il remplacer Windows ? La réponse est oui, si son développement continue sur la même lancée qu’il a connue depuis son lancement, mais ce n’est pas pour demain que les utilisateurs remplaceront leurs Windows pour n’utiliser qu’Ubuntu. Pourquoi ?
Et bien pour la simple et bonne raison que tout l’écosystème doit suivre la tendance, Les éditeurs de logiciels par exemple doivent développer davantage une gamme très riche de logiciels compatibles Linux, le nombre de programmes compatibles Linux est en train d’évoluer au fil des années, mais reste quant même négligeable face au nombre de logiciels compatibles Windows. Les éditeurs de jeux ont aussi leur rôle à jouer, en proposant leurs produits sur la plateforme libre, mais avant cela, les fabricants de cartes graphiques doivent déployer beaucoup plus d’efforts en vue de développer des drivers de meilleure qualité et exploitant à plein régime les possibilités offertes par leurs nouvelles bêtes graphiques. Et enfin, les fabricants d’ordinateurs ne doivent plus négliger la minorité linuxienne en leur proposant des config de meilleure facture, car même si dernièrement Dell a eu le courage (situation oblige !) de proposer des PC grand public avec Ubuntu dedans comme unique système d’exploitation, les machines, elles, sont malheureusement d’entrée de gamme. Ce qui est sûr, c’est que les résultats d’adoption en masse de l’excellent navigateur libre Firefox et de son client mail ThunderBird, prouvent que le public est prêt à miser sur le libre pourvu que de bons logiciels lui soient proposés, une menace pour Microsoft, car malgré les bonnes ventes de son dernier système d’exploitation toujours en hausse, une grande majorité d’utilisateurs pensent qu’il s’agit seulement d’une transition vers le prochain opus, le Windows Seven (prévu pour 2010) attendu en tant que révolution dans le domaine de l’informatique. Cependant, Microsoft Office 2007 est une vraie révolution et Open Office 2.2 est loin d’avoir les qualités nécessaires pour le concurrencer. Rappelons qu’Ubuntu a été adopté par plus d’un gouvernement, car pour une utilisation bureautique, il offre le nécessaire, n’oublions pas qu’il est gratuit (à moins d’opter pour un support payant et là il y’a certainement beaucoup de calculs à faire) et qu’il fonctionne sur des PC d’entrée de gamme, un « must » en soi ! Le nombre de serveurs Linux utilisés dans le monde a baissé légèrement cette année mais dominent encore le marché surtout en ce qui concerne les serveurs web (Apache 56% contre Microsoft IIS : 31,49%), de ce fait ils sont devenus les nouvelles cibles de prédilection des pirates en tout genre.
Côté mobilité, Ubuntu est en train de préparer son entrée dans le marché des terminaux portables, Le futur "Ubuntu Mobile and Embedded" équipera des PC portables ultra-mobiles dédiés à la navigation, une initiative défendue par Intel. Alors à quand l’entrée d’Ubuntu et autres sur le segment des téléphones portables ? Peut-être qu’il arrive trop tard dans un domaine dominé par les Windows Mobile et les Symbian.
En attendant la prochaine version d’Ubuntu, Gutsy Gibbon prévue pour le 18 octobre prochain, vous pouvez toujours télécharger le Live CD de Feisty Fawn, un CD avec lequel vous pouvez démarrer votre machine et le tester sans avoir à l’installer ! Pour cela, vous pouvez soit le télécharger à partir d’Ubuntu.com, sa taille est de 700 Mb (eh oui ! ça demande des heures pour être téléchargé) ou bien, vous pouvez le commander gratuitement, oui, oui, « ballouchi » et sans frais de votre part (http://www.ubuntu.com/getubuntu/download , onglet « request free CDs »), Il mettra deux semaines ou trois au plus pour vous parvenir, N’en abusez pas et distribuez à vos amis, c’est la philosophie d’Ubuntu, c’est l’humanité aux autres. Enjoy ! Commentaire (0)
HELSINKI/PARIS (Reuters) - Nokia annonce confier le développement des puces de troisième génération (3G) à STMicroelectronics, élargissant sa base de fournisseurs et ouvrant le marché.
Le premier fabricant mondial de téléphones mobiles a précisé que STMicro concevrait et fabriquerait des jeux de processeurs (chipsets) 3G sur la technologie de Nokia, permettant au franco-italien de concurrencer Texas Instruments, Broadcom et Infineon.
Nokia continuera de son côté à développer ses propres modems - les interfaces entre les processeurs et les signaux radios - qui feront ensuite l'objet de licences auprès des fabricants de chipsets, permettant à de nouveaux acteurs d'entrer sur un marché techniquement ardu.
"ST n'avait pas de technologie 3G. Ils récupèrent la technologie 3G de Nokia qu'ils pourront vendre non seulement à Nokia, mais également à d'autres", a souligné Sandeep S. Dehspande, analyste chez JP Morgan.
L'action ST Micro gagne 4,31% à 12,82 euros vers 14h40, ramenant à environ 8% sa baisse depuis le début de l'année, tandis que Nokia prend 2,36% à 22,16 euros.
François Gobron, analyste chez CM-CIC, a expliqué la hausse de ST par le soulagement d'un marché redoutant la perte pure et simple du contrat avec Nokia, principal client de STMicro duquel il a assuré 20% de son chiffre d'affaires au premier semestre.
"L'annonce est positive surtout pour Nokia qui baisse ses coûts de fabrication", a-t-il cependant souligné. "Pour STMicro, la fabrication de puces spécifiques pour Nokia est remplacée par des puces standard qui vont se vendre moins cher. A long terme, il va y avoir une perte de valeur ajoutée pour ST vis-à-vis de Nokia".
Nokia a ajouté qu'environ 200 de ses salariés en Finlande et en Grande-Bretagne seraient transférés chez STMicro au quatrième trimestre.
DIVERSIFICATION DES FOURNISSEURS
Tommi Uhari, chef du pôle mobiles et multimédias de STMicro, a dit à Reuters que le nouveau processeur serait commercialisé à partir du premier semestre 2007.
"C'est une étape naturelle dans nos coopérations, mais plus importante que les étapes précédentes", a-t-il expliqué.
Le finlandais, qui a publié la semaine dernière des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre grâce à la rentabilité de ses téléphones portables, a souligné que cet accord lui permettrait de libérer des ressources de recherche et développement pour d'autres domaines d'activité.
"C'est une décision pragmatique dans un environnement technologique de plus en plus complexe", a dit Niklas Savander, responsable des plates-formes technologiques chez Nokia.
Pour contrebalancer sa dépendance accrue vis-à-vis des fabricants de chipsets, Nokia élargit sa base de fournisseurs. En parallèle à l'accord avec STMicro, Broadcom, l'un de ses fournisseurs actuels, fabriquera désormais pour Nokia des puces EDGE permettant un débit plus élevé que le GSM. Le finlandais compte commencer à livrer des téléphones utilisant le chipset EDDE de Broadcom au second semestre 2008.
L'action Broadcom gagne 4% en avant-Bourse en réaction à cette annonce.
Texas Instruments restera le principal fournisseur de puces 3G et EDGE pour Nokia, alors qu'il était jusqu'à présent le seul. Infineon continuera à fournir des puces GSM à Nokia.
"Nous pensons que cela affectera les marges brutes, actuellement très confortables, de Texas Instruments, désormais concurrencé dans toutes les technologies qu'il fournit à Nokia et non plus dans le seul GSM", écrit Richard Windsor, analyste chez Nomura Securities, dans une note.
Selon les analystes, l'accord STMicro/Nokia va clairement intensifier la concurrence sur le marché des chipsets 3G (WCDMA) où Qualcomm et Ericsson sont les principaux fournisseurs.
Par Georgina Prodhan et Sumeet Chatterjee Reuters - Mardi 7 août, 12h30
FRANCFORT/BANGALORE (Reuters) - Les sociétés indiennes de logiciels et de services informatiques songent sérieusement à s'étendre à l'étranger, surtout en Europe, alors que leur croissance à domicile commence à souffrir de la hausse de la roupie et d'un manque de personnel diplômé.
Des SSII comme Infosys Technologies ou Wipro cherchent à renforcer leur puissance marketing et à élargir leur clientèle à de nouveaux pays, au-delà du monde anglophone qui constitue leur marché principal.
Ces sociétés, qui disposent aujourd'hui d'importantes liquidités, ont fait fortune lors de la première vague mondiale d'externalisation en s'appuyant sur un vaste bassin de main d'oeuvre anglophone et de faibles coûts salariaux.
Mais la croissance ralentit, car la roupie s'apprécie - elle a pris près de 7% contre le dollar lors du trimestre à juin - et les salaires grimpent devant la difficulté à trouver du personnel compétent.
En Europe, le marché de l'externalisation bat son plein.
La valeur des nouveaux contrats de sous-traitance offerts par les sociétés européennes a bondi de 78% au premier semestre 2007, à 12,3 milliards d'euros, selon le cabinet de consultants TPI, ce qui représente plus de la moitié des contrats signés dans le monde. Comparativement, la croissance mondiale de ce marché n'a atteint que 6%.
"Pendant longtemps, l'Europe est restée à la traîne du monde anglo-saxon en termes d'externalisation mais aujourd'hui, elle rattrape son retard", note Friedrich Loeer, analyste chez TPI.
INFOSYS À L'AFFÛT
Parallèlement, l'activité de fusions et acquisitions s'est accélérée en Inde. La valeur des M&A a doublé dans le pays au premier semestre de cette année, atteignant 15,26 milliards de dollars selon le cabinet Dealogic.
Le gros de cette somme est certes constitué par l'acquisition, pour 12,9 milliards de dollars, du sidérurgiste anglo-néerlandais Corus par Tata Steel en janvier.
Mais 108 accords ont au total été signés lors des six premiers mois de 2007 et Tejas Doshi, analyste du courtier Sushil Finance, s'attend à voir "aujourd'hui beaucoup plus d'accords de fusion que lors des trois dernières années".
Infosys, qui affiche une capitalisation boursière de 28 milliards de dollars et 1,6 milliard de dollars de cash, s'est jusqu'ici contenté de mini-acquisitions comme l'achat le mois dernier à Philips Electronics de trois centres de back office en Inde, en Pologne et en Thaïlande, pour 28 millions de dollars.
Des rumeurs d'offre du groupe indien sur le français Capgemini, première SSII européenne, ont été démenties par les deux groupes.
Mais le directeur financier d'Infosys, V. Balakrishnan, ne cache pas l'intérêt de son groupe pour le Vieux Continent.
"Le marché européen est un très bon marché, la croissance y est plus forte qu'aux Etats-Unis", souligne-t-il. "Si nous trouvons des opportunités intéressantes, qui renforceraient notre présence sur des marchés comme l'Allemagne ou la France, nous étudierons la question de près (...) même s'il s'agit d'une grosse acquisition."
Le directeur de Wipro en Europe et en Amérique indiquait le mois dernier, dans une interview à Reuters, que son groupe s'efforçait de renforcer ses liens avec les opérateurs scandinaves qui s'apprêtent à externaliser leurs activités informatiques.
TÊTE DE PONT
Les SSII européennes sont bon marché pour le moment. Atos Origin, par exemple, s'échange à 13 fois ses résultats attendus pour 2008, selon Reuters Estimates, contre 22 fois pour l'indien Tata Consultancy Services.
Mais ces sociétés européennes pourraient devoir effectuer quelques rapprochements pour augmenter leurs synergies et réduire leur base de coûts avant de devenir attrayantes pour des repreneurs étrangers.
Le mouvement est entamé, l'opérateur de télécommunications néerlandais KPN a convenu de racheter la SSII déficitaire Getronics et le français Steria a annoncé le 30 juillet une offre de rachat de son concurrent britannique Xansa pour 700 millions d'euros.
"Les fusions transfrontalières s'accélèrent en Europe et seront soutenues par les SSII indiennes qui cherchent une tête de pont sur les marchés européens", écrivaient les analystes de Credit Suisse dans une note à leurs clients en juillet.
Les cibles les plus évidentes aujourd'hui sont des valeurs moyennes comme Atos ou les divisions de services informatiques de grands groupes comme SIS (Siemens) ou T-Systems (Deutsche Telekom), qui manquent de la compétence et de la taille requises pour affronter un marché compétitif.
Atul Vashistha, directeur du cabinet de consultants neoIT, basé aux Etats-Unis, parie pourtant qu'il ne faudra pas attendre longtemps avant qu'une plus grosse SSII devienne la proie d'une rivale indienne : "J'attends une grosse acquisition dans les douze mois."
La Mozilla Foundation vient de mettre en ligne la version alpha 7 de Gran Paradiso, le nom de code de son futur navigateur Firefox 3. Il s'agit pour l'instant d'une version réservée aux développeurs, afin qu'ils puissent en particulier tester la compatibilité de leurs sites, applications ou extensions avec le logiciel. « Alpha 7 n'a pas encore atteint le niveau de stabilité, de fiabilité et de qualité nécessaire pour une utilisation quotidienne », rappelle sur son blog Tristan Nitot, président de Mozilla Europe.
Pour les curieux et les utilisateurs classiques, il est fortement recommandé d'attendre la sortie de la première bêta, prévue au mois de septembre. La version finale est de son côté programmée pour la fin 2007, voire le début de 2008. Firefox 3 intégrera notamment la fonction « Places », qui permet de fusionner l'historique de navigation et la gestion des signets, c'est-à-dire les favoris. En tapant certains mots-clés, l'utilisateur pourra lancer une recherche simultanément sur son historique, ses favoris et même les flux RSS.